Concours

Samedi 7 mars 2009

 

 

présente

 

CÉRÉMONIES RITUELLES, FÊTES ET SPECTACLES

EN MÉDITERRANÉE

 

 

 

 

Veronese              Les noces de Cana, détail

 

 

 

 

PROGRAMME 2009-2010

 

 


 

 

Le 15 sept.embre, 19 heures

 

                           Dionysos, la  diffusion du mythe en Méditerranée

 

 

                        

 

Conférencière :        Janick Auberger.PhD

Concert :                   avec Pascale Beaudin, soprano              

 

Lieu;                           Chapelle historique du Bon-Pasteur

Billets :                      5$, membres, aînés, étudiants, 10$ non membres.

                       


Dionysos est surtout associé aux cultes extatiques et orgiastiques, et aux manifestations de la folie. Avec Dionysos la fête fait place au théâtre. Dionysos, ou Bacchus, dieu de la végétation et en particulier de la vigne, représente l'ébriété, mais pas seulement celle que procure le vin. C'est aussi celle des arts, l'ivresse de la danse, le délire de la musique, l'extase et l'enthousiasme. Si les fêtes célébrées en son honneur ont encore un lien avec la religion, c'est celui des événements profanes, qui se déroulent devant le temple; en marge du sacré
.
 

 L'extase et l'union avec le dieu offraient certainement un espoir d'immortalité, mais ce caractère n'apparaît pas chez Homère ni chez Euripide, car, à cette époque encore, la ligne de démarcation entre les dieux et les mortels était nettement établie. Cependant, le culte dionysiaque est bien d'ordre mystique, car il conduit à «l'enthousiasme», c'est-à-dire à la possession par le dieu. Dionysos sera associé plus tard aux doctrines de l'orphisme.  

 

 

 

 

La triade méditerranéenne, volet 2

LA VIGNE

 

6 OCTOBRE, 19 HEURES

 

Le vin en Espagne. Fêtes des vendanges

 

Conférencier :          ?

Concert :                   musiques populaires espagnoles

 

Lieu :                          Chapelle historique du Bon-Pasteur

Billets :                      5$ membres, aînés, étudiants; 10$ non membres

 

 

 

Diego Velasquez                                                                                                 Bacchus

  

Arbre divin tels l'olivier et le chêne, la vigne porte en elle tous les symboles de la vie. Pour grandir, pousser et donner de beaux fruits, la vigne a besoin des quatre éléments, base de toute vie en ce monde. La terre, dans laquelle elle va s'enraciner pour y puiser la substance nécessaire à sa croissance. L' eau, qui va lui apporter l'élément indispensable à sa nourriture et à l'épanouissement de la sève. L’ air, pour l'oxygène qui va lui donner la capacité de respirer et de croître. le feu, par le soleil, qui va permettre à la vigne de se réchauffer pour emmener les fruits à maturation. Les quatre éléments de base sont les fondamentaux du développement de cet arbre divin. Les légendes racontent que ce serait de l'oeil d'Osiris qu'une larme de sang en tombant aurait donné naissance à la vigne, une autre que ce serait un oiseau qui aurait jeté de son bec un grain de raisin et la vigne aurait poussé.  La vigne est un arbre béni des dieux qui donne le liquide le plus festif du monde

 

 

 

 

 

 

28 octobre, 19 heures

 

Le Banquet de Pharaon

 

 

 

 

 

Conférencière :                   Patrizia Piacentini, PhD

Concert :                               Hommage à Oum Kaltoum, voix, oud, violon et tabla

 

Lieu :                                     Chapelle historique du Bon-Pasteur

Billets :                                  5$ membres, aînés, étudiants; 10$ non membres

 

Dans l’Égypte ancienne, la fourniture des offrandes au mort est impérative car ce n’est que grâce aux aliments qu’on lui apporte qu’il peut continuer à vivre dans le monde souterrain.  Par surcroît de précaution, on représentait, sur le mur de la chapelle, le mort assis devant une table d’offrandes surchargée de provisions.  Magiquement, ces provisions pouvaient se changer en nourritures réelles si un passant ou le mort lui-même prononçaient les formules rituelles.  C’est l’origine des scènes figurées sur les parois des tombes, scènes qui prirent de plus en plus d’ampleur au cours des siècles.  Toutes les étapes de la préparation de la nourriture, depuis le labourage des champs jusqu’à la moisson et la fabrication du pain ou de la bière sont représentées.  Ainsi, le mort était assuré de ne jamais manquer de nourriture puisque ces scènes pouvaient toujours devenir réelles par puissance magique.

 

 

16 novembre, 19 heures

 

L’Origine des fêtes populaires en Méditerranée

 

Conférencier :                      Pietro Boglioni, PhD

Concert :                               Mélodies de la Renaissance

 

Lieu :                                     Chapelle historique du Bon=Pasteur

Billets :                                  5$ membres, aînés, étudiants; 10$ non membres

 

 

 

Enleminure -  Les Riches Heures du Duc de Berry    La fête du Mai,

 

Dès qu’une vie collective s’ébauche, qu’une société se structure, naît le besoin de fixer des repères précis dans le temps, pour se réunir et commémorer. Les fêtes deviennent alors un élément de cohésion social.  Le christianisme, même s’il a absorbé et amalgamé de nombreux rites allant des anciens cultes des mystères au judaïsme, met un terme aux religions magiques européennes, ce qui entraîne leur extinction. Au début, les rituels antiques cachés sous un christianisme apparent intègrent les manifestations religieuses populaires, mais au Moyen Âge les différents cultes teintés de paganisme qui imprègnent encore les traditions populaires rurales, comme les combats nocturnes, les rituels de fertilité ou les cérémonies marquant les changements de saison, sont interdits par l’Église car jugés comme des fêtes et des manifestations démoniaques et sacrilèges . À partir du  haut Moyen Âge, les autorités religieuses chrétiennes ont le pouvoir de déterminer les jours de fête, qui sont fixés au cours des conciles par les pères de l'Église. Les grands moments de la vie du Christ constituent les principales fêtes de l'année. C'est le cas de Noël, Pâques, Pentecôte. Échouant dans sa tentative d'interdire tout rituel non chrétien, l'Église intègre alors les fêtes païennes à son propre  calendrier liturgique.

16 décembre, 19 heures

 

Rites de dégustation et langage du vin en Italie

 

Conférencier :                      à préciser

Récital :                                 « Beviamo nei lieti calici » avec  les chanteurs de                 l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal

 

Lieu :                                     Chapelle historique du Bon-Pasteur

Billets :                                  12$ membres, aînés, étudiants;  20$ non membres

 

 

 

                                   Caravage                                                          Bacchus jeune

 

 

 

Outre le plaisir gustatif, le vin fait partie de l’art de vivre ; joies et peines sont autant d’occasion d’arroser ! Élégance du geste, témoin du bon goût, rite initiatique, le vin favorise l’intégration et c’est souvent autour d’une grande bouteille que se scellent pactes et contrats.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9 février 2010, 19 heures

 

 

Noirs désirs : café et chocolat,

Leur diffusion en Méditerranée

 

Conférencier :             à préciser

Concert :                      musique brésilienne

 

Lieu :                             Chapelle historique du Bon-Pasteur

Billets :                         5$ membres, aînés, étudiants; 10$ non membres

 

 

 

 

 

 

 

 

Au 16ème siècle, les grains de café et de cacao arrivaient en Europe pour la première fois. Ils ont d'abord révolutionné les habitudes alimentaires de la noblesse et du clergé, puis, au 18ème siècle celles de la bourgeoisie et plus tard du reste de la population. Peu à peu, les boissons chaudes "café" et "chocolat chaud" ont remplacé la bouillie de céréales ou autres préparations au petit déjeuner. La prévalence des nouveaux produits de luxe a entraîné des changements profonds dans de nombreux domaines de la vie. De nouvelles vaisselles ont été créées pour les nouvelles boissons, des cafés où se rassemblaient  des personnages de haut rang ou des intellectuels se sont ouverts  et chaque société a créé ses lieux de consommation, de la maison de café au coffee shop moderne
9 mars 2010, 19 heures

 

 

La Syrie, carrefour des civilisations méditerranéennes

 

Conférencière :                   Yamam Bachour

Concert :                               à venir

 

Lieu :                                     Chapelle historique du Bon-Pasteur

Billets :                                  5$ membres, aînés, étudiants; 10$ non membres

 

 

 

statuette de Mari

 

En raison de sa propre richesse culturelle et de ses liens avec les peuples voisins, la Syrie constitue le creuset de la formation des civilisations anciennes au Proche-Orient. Dans l'Antiquité, les Égyptiens, les Hittites et les Séleucides. s’établissent sur son territoire. Ce territoire, propice à la sédentarisation, a vu naître l'agriculture et se succéder divers groupes, notamment les Perses, les Byzantins, les Arabes et les Turcs, qui ont contribué, chacun à leur façon, à l'évolution du pays, en développant des systèmes sociaux, économiques, intellectuels et artistiques.     

 La Mésopotamie, le palais de Mari, la reine Zénobie et sa ville-oasis Palmyre, saint Paul converti sur le chemin de Damas, la première grande dynastie islamique, terre des plus anciennes formes d'écriture et des premiers modèles d'agriculture voilà  ce que la Syrie a légué aux civilisations méditerranéennes.

 

5 avril    2010

 

Fêtes et fastes à la cour des Sultans

 

Conférencier :             Walid Al-Khachab, PhD

Concert;

 

Lieu:                              Chapelle historique du Bon-Pasteur

Billets :                         5$ membres, aînés, étudiants; 10$ non membres

                          

 

 

 

 

Les fêtes à la cour des sultans ottomans se tenaient à l'occasion de mariages, de circoncisions princières, de victoires ou de défaites camouflées. Leur fonction sociale et politique soulignait et exaltait la puissance du sultan. Creusets artistiques, les sultanats faisaient appel aux différents corps de métiers, artistes, architectes et décorateurs pour réaliser des décors somptueux dans les salles d’apparat et les jardins où devaient avoir lieu les fêtes.| Musiques, chants et danses accompagnaient généralement  des repas fastueux servis aux invités,  spectateurs éblouis de tant de splendeurs.   Le rôle des architectes en chef et des tulumçu, sorte de gardiens de l’ordre,  revêtaient alors une importance particulière.  L’architecture temporaire créée de toute pièce à ces occasions de festivité  pour éblouir le public, rivalisait avec  les  peintures, les  reliefs en sucre candi, les feux d'artifice et la  musique omniprésente.
29 avril, 19 heures

 

L’habit de lumière, les rites de la tauromachie

 

Conférencier :          Luis de Moura Sobral, PhD

Concert :                   musiques d’Espagne

 

Lieu :                          Chapelle historique du Bon-Pasteur

Billets :                      5$ membres, aînés, étudiants; 10$ non membres

 

 

 

Manet                                                                                                                                      Le torero mort

 

En dehors du combat lui-même existent des rites de préparation, des rites  de passage, qui donnent des repères à l’homme pour qu’il ne se perde pas dans l’angoisse de la mort qui rôde, du risque mortel que comporte le combat.  Notons  le rite de l’habillement: le torero revêt l’habit de lumière traje de luces;  le rite du recueillement dans la chapelle avant la corrida. le rite de l’alternative; le  rite de l’octroi des oreilles du taureau

Dès le début du XIXème siècle, avec Goya, puis à l’époque romantique, les écrivains et les artistes, dont Édouard Manet, Picasso, Rouault,  ont témoigné un vif intérêt pour la tauromachie. La singularité du spectacle, l’orgie de sons et de couleurs qui explosaient en peu de temps, l’omniprésence du danger, l’arrogance et la fragilité des toreros, les transes qui s’emparaient du public ne laissèrent indifférents ni les peintres, ni les graveurs, ni les sculpteurs.


4 juin, 19 heures

 

L’Opéra un spectacle total

 

Conférencier :           Richard Turp

Récital :                     Les airs d’opéras interprétés par les chanteurs les plus

célèbres du monde méditerranéen avec le concours de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal

 

Lieu :                          Théâtre Mirella et Lino Saputo, Centre Leonardo da Vinci

Billets;                                   20$ membres, aînés, étudiants; 30$ non membres

 

 

Auguste Renoir     La Loge

 


Composition musicale dramatique formée essentiellement d'airs qui expriment les émotions et de récitatifs qui assurent la progression de l'action, ainsi que, selon l'époque ou le pays, d'ensembles de solistes, de choeurs et de morceaux purement instrumentaux, l’opéra est le plus grand spectacle théâtral, l'oeuvre  d'art totale, comme aimait à le définir Wagner. Outre la musique et le chant, l’opéra fusionne dans un tout grandiose et harmonieux plusieurs expressions artistiques, le théâtre et la danse, l’art de la scénographie et l’art du costume. 



Par IEMM
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Samedi 5 avril 2008

 ÉDITORIAL

 

 

     

 

Carte de Al-Idrisi, XIIe siècle

 Sur le bord des lèvres ces vers :
Ni le voyage n’a commencé, ni la traversée n’a pris fin.
Les mots font s’embrasser deux rives d’un autre âge,
La terre du milieu qui met fin aux confins,
Trace sur les eaux cavalières en partage
Les voix et images
Des mille et un parfums
D’un nord en quête de son sud demeuré sage 

Aymen Hacen (Tunis, le 12 mars 2005)


RACONTER LA MÉDITERRANÉE

 

 

 Comment est-il possible de raconter la Méditerranée sans risquer de tomber dans un lieu commun, sans donner une image parcellaire et réductrice de cette Mer Mère  qui a bercé l’enfance de plusieurs d’entre nous et forgé nos tempéraments, nos goûts, notre culture.

 Paysage bigarré, multiple et pluriel, la Méditerranée parle de diversité, d’amitiés et de contrastes, d’amour et de rejet.  L’héritage qu’elle lègue  ne cesse d’enrichir ses enfants qui rêvent de dialogue et de paix et qui, aujourd’hui, voudraient faire de cette mer un lieu d’échanges sans rivalités entre les grands pouvoirs et sans clivages entre le Nord et le Sud.  Car, s’il est vrai que la Méditerranée est l’espace de nos origines, immédiates ou lointaines, elle reste pour l’humanité un lieu de mille bonheurs.

 Mer fermée et en même temps espace ouvert, la Méditerranée est aujourd’hui le creuset des crises du monde où se tissent intérêts et passions, clivages et conflits, religieux, culturels, économiques et politiques.  Mère déchirée elle cherche à se réinventer pour rebâtir son unité perdue, atteindre sa plénitude et ainsi offrir à tous ses enfants  l’harmonie vitale que les vicissitudes de l’histoire et le cours du temps ont empêchée.

Mais,  un jour viendra où la paix rapprochera, depuis le Bosphore jusqu’aux Colonnes d’Hercule, des peuples à qui mille raisons aussi vieilles que l’histoire commandent de se grouper afin de se compléter. (Charles de Gaulle, 1943)

C'’est dans cet esprit de paix et de complémentarité que, depuis sa fondation en 2003,  l’Institut d’études méditerranéennes de Montréal inscrit  sa philosophie, ses actions et sa raison d’être.

Sylvana Villata
1ère vice-présidente et directrice générale

 

Pleins feux sur Jacques Girard, le nouveau président de notre Institut

 de Cécile Gédéon Kandalaft

J’étais à la fois inquiète et curieuse de rencontrer  notre nouveau président. J’avais déjà un préjugé favorable envers un homme qui, sachant que je relevais à peine d’une longue maladie, avait offert spontanément de venir jusqu’à  moi pour m’éviter un déplacement. Ce ne pouvait être que le fait d’un gentleman.

 J’ai vu arriver devant ma porte un homme entre deux âges, de belle prestance, coiffé de cheveux neigeux, au visage éclairé par des yeux bleus, au regard vif, intelligent, un tantinet malicieux. Son sourire chaleureux, sa poignée de mains ferme, son abord simple et direct, m’ont aussitôt mise à l’aise.  Cinq minutes plus tard, nous bavardions comme de vieux amis.

 En lisant son curriculum vitae, j’avais constaté que M. Girard avait fait carrière jusqu’aux sommets  sans suivre la filière habituelle. Il semble avoir été président d’importantes sociétés ou organismes, sans avoir été obligé de traverser les étapes qui mènent à ce titre. Je lui ai donc demandé comment il avait réussi ce coup de force.

 Je suis arrivé sur le marché du travail juste après la Révolution tranquille. Il y avait alors plein de possibilités qui se présentaient, sans compter les coups de chance. Je me souviens qu’à l’Université de Montréal, alors que j’étais adjoint au secrétaire général, celui-ci a donné précipitamment sa démission pour accepter un poste plus important à Ottawa et, contre toute attente, me voici propulsé à 29 ans, Secrétaire général de l’Université de Montréal. Cette  situation inattendue m’a permis d’acquérir une expérience absolument remarquable parce que j’ai eu la chance d’avoir autour de moi des gens qui m’ont aidé de leurs conseils. Et puis les circonstances se sont enchaînées. Par la suite j’ai été nommé d’abord au ministère de l’Éducation puis à Télé-Québec, suivi de Québécor et, enfin, à Montréal International.

 

Comme je lui demandais s’il avait beaucoup voyagé, M. Girard m’a raconté qu’il avait  toujours vécu à Montréal, sauf pour la période de ses études universitaires qu’il avait  faites à Londres et, pendant quelques années, à Québec, alors qu’il était sous-ministre de l’éducation. Bien qu’il admette que Québec est une ville superbe, il s’ennuyait tout de même de Montréal parce qu’il y était né, qu’il trouvait la ville intéressante du fait qu’elle se transforme constamment grâce à sa diversité culturelle …. Il continue de penser que si Québec est magnifique, Montréal, elle, est belle grâce à sa diversité… D’un quartier à l’autre l’architecture change, le comportement des habitants aussi et jusqu’à leurs habitudes alimentaires et leur style de vie. À telle enseigne qu’on pourrait presque faire le tour du monde en faisant le tour de Montréal.

M. Girard, pensez-vous que les Montréalais ont l’esprit méditerranéen?

 Éclatant d’un grand rire franc, il me dit : J’ai  toujours pensé que les Québécois sont chaleureux, ce qui est un peu étonnant étant donné l’hiver que l’on connaît… Nous avons une joie de vivre, un goût de la vie, une volonté de vivre à l’extérieur. N’avez-vous pas constaté que, dès le premier rayon de soleil, ça y est, vous voyez nos Montréalais dans les jardins, sur les terrasses, dans les autos,  en route vers la campagne, habillés léger, léger … prêts à profiter du moindre rayon de soleil …et à jouir le plus longtemps possible de tout ce que la nature et le beau temps offrent en cadeau …pour  si peu de temps hélas !

 Avez-vous assisté à quelques événements organisés par l’IEMM?

 Je souhaite assister au plus grand nombre de manifestations. Il y a quelques semaines j’ai eu la chance d’être présent à une conférence sur Shéhérazade et ses soeurs, donnée par une jeune conférencière d’origine égyptienne, qui était tout à fait remarquable. Elle a présenté sa conférence avec simplicité, en donnant un grand nombre de détails qui révélaient une profonde connaissance de son sujet. Elle savait aussi faire valoir ses points de vue avec une franchise exemplaire, nommant les auteurs qu’elle aimait et ceux qu’elle aimait moins, ceux qui avaient traduits ou adapté Schéhérazade. J’ai été vraiment très impressionné, à la fois par l’organisation, la musique, l’ambiance, le public, la qualité et l’intelligence de l’événement. Mon impression est qu’avec l’ IEMM, nous nous retrouvons dans un milieu de qualité supérieure, justement parce qu’il est très exigeant.

 Comment voyez-vous votre implication dans l’IEMM ?

 Écoutez, c’est encore tout nouveau pour moi. Ce que je sais c’est que je veux d’abord me familiariser avec l’esprit de l’IEMM, mieux connaître ses objectifs d’après les orientations définies par le Conseil d’administration. Et aussi, selon les réactions du public à qui nous demanderons son opinion sur les sujets choisis. Il me semble d’ailleurs que pour l’année qui vient, il y a déjà un programme qui a été défini et qui me semble extrêmement intéressant. Mais ce dont je suis sûr, c’est que je désire mettre en œuvre tous les moyens dont je dispose pour attirer encore plus de monde et pour créer une affiliation avec l’une ou l’autre des universités parce que je pense que l’IEMM n’a pas seulement une vocation culturelle mais aussi une volonté éducative.

 

Merci, monsieur le président. J’aimerais terminer en vous disant de ma part, et je suis certaine que tous les autres membres partagent ma profession de foi, que nous sommes très heureux que vous ayez accepté la présidence de l’IEMM. Avec vous à la barre, nous sommes certains que nous allons dépasser nos espérances.

 

En marge de l’Histoire

Pleins feux sur May Telmissany

 Écrire en marge de l’Histoire, voilà comment je définis mon écriture et celle de toute une génération qui s’épanouit en Égypte depuis déjà une décennie. Sachant que la marge ne cesse de s’élargir, et que l’Histoire ne cesse de décevoir.

 Écrire en marge d’un territoire fixe, d’un pays, d’une communauté ethnique, c’est aussi reconnaître que l’écriture est un acte d’exil, même lorsque l’écrivain produit son œuvre sur sa propre terre. En quittant l’Égypte, j’ai compris le sens de ce bonheur terne dont parlait Fernando Pessoa, le sens de cette tristesse qui me plaçait «éternellement où les chemins divergent ». L’immigration est pour moi un acte de dislocation volontaire, une dislocation qui demeure par ailleurs bénéfique pour l’écriture.

 Métaphoriquement, certains romanciers disent qu’ils s’exilent à eux-mêmes en écrivant, que le dédoublement est intrinsèque à tout acte de création narrative, que l’on s’arrache à un territoire, quel qu’il soit, national, linguistique, sociétal, pour créer une fiction à la hauteur de la réalité du monde. Le paradoxe qui sous-tend ce processus est de vouloir à tout prix réorienter l’écriture vers le territoire idéal imaginaire de l’écrivain ou du créateur. C’est ainsi que les chemins divergents de l’écriture dessinent une carte personnelle de l’écrivain, une carte peu conforme à la carte géographique. Une carte de l’errance comme celle que j’ai essayée d’évoquer dans mon roman Héliopolis (Actes-Sud, Paris, 2002).

 L’Héliopolis dont j’ai parlé dans ce roman n’existe pas, n’a jamais existé. Elle est ma terre d’exil et d’accueil éternel, devenue actuelle et possible grâce à l’écriture. Les indices de son existence réelle ne dissimulent ni son originalité virtuelle, ni son insuffisance physique. C’est dans cette géographie à la fois réelle et imaginaire que je me retrouve en paix avec moi-même, dans la solitude peuplée d’images fictives, dans le miroir narcissique qui me plaît parce qu’il me renvoie à moi-même, dans la conviction qui vient encore une fois de Pessoa, que la littérature est l’aveu que la vie ne suffit pas.

 L’Égypte reste au cœur de toute écriture parce qu’elle n’a jamais été une terre stagnante, et dans mon imaginaire, elle restera toujours une terre d’exil et d’accueil. Il suffit de quitter Héliopolis pour le Vieux Caire pour vivre la ressemblance dans la disparité. Un politicien parlera de politique d’unité nationale où tout répond à un besoin de rassemblement. Moi je préfère parler de dissidence subjective, d’imaginaire fictif, de sensations, de correspondances qui me font vivre constamment ici et ailleurs. Éternellement sur les chemins qui divergent.

 Le bonheur terne et lourd de l’écriture se conçoit dans ce rapport au monde de l’être nomade que je suis, même à l’intérieur d’un pays, même à l’intérieur d’une chambre à soi. La sensation de ce voyage immobile qui nous fait partir loin, toujours loin, au-delà de nous-mêmes, fut celle de Fernando Pessoa le sédentaire. Elle est aujourd’hui mienne, moi qui ai traversé les frontières pour la première fois de ma vie à l’âge de 24 ans mais qui pars toujours pour revenir. Me voilà, presque vingt ans plus tard à Montréal, au sein d’un autre exil plus marqué, plus présent, plus codifié, et pourtant moins douloureux que mon exil originel, mon exil au seuil de l’écriture.

 Dans cet exil interne que je ressentais en Égypte aussi bien dans l’autre exil culturel et géographique que je ressens à présent au Canada, j’ai toujours revendiqué en tant que femme écrivain arabe, mon pacifisme et mon dégoût de la politique, ma foi dans l’art et ma conviction profonde que l’écriture est la seule arme efficace face à la laideur du monde, face à la laideur de l’œuvre d’art dont l’unique valeur repose sur son message social. Et je continue de revendiquer ma féminité et mon arabité dans le sens le plus large des termes : quand féminin est équivalent d’humain et quand arabe est équivalent de poésie inépuisable du Verbe.  

Notice biographique

Née en 1965, May Telmissany est romancière, traductrice et universitaire égyptienne. Elle habite à Montréal (Canada) depuis 1998. Ses romans, Doniazade (Actes-Sud, Paris, 2000) et Héliopolis (Actes-Sud, Paris, 2002) ainsi que ses recueils de nouvelles, Gravures répétées (Le Caire, 1995), et Trahisons mentales (Le Caire 1999) ont été acclamés par la critique aussi bien égyptienne que française. Doniazade a reçu le prix Arte Mare (Bastia, France) et le prix d’encouragement de l’État (le Caire, Égypte) pour le meilleur roman autobiographique. May Telmissany est actuellement Professeur adjoint d’Études Arabes à l’Université d’Ottawa.

 

 

 

Nouvelles en vrac

 

La fermeture de la Chapelle historique du Bon-Pasteur!  Retardée? pétition signée par les membres de l’IEMM

La réaction du milieu à l’annonce de la fermeture de ce haut lieu de la culture a obligé l’Administration municipale à revenir sur sa décision.  La Chapelle poursuivra donc ses activités habituelles jusqu’en juin 2009 !  Une bataille de gagnée mais pas la guerre! Joignez-vous à l’indignation générale en envoyant une lettre au maire de Montréal adresse : 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.

 Les Piémontais du Québec de 1665 à 2008.        

Monsieur Bruno Villata, professeur au département « Classics, Modern Languages and Linguistics » de l’Université Concordia, membre de notre Institut,  a publié un ouvrage sur la présence des Piémontais au Québec.     

 Nouveau partenariat

Grâce aux actions concertées de madame Evelyne Abitbol, directrice des relations avec les gouvernements et des affaires publiques à l’Université Concordia,  et de Sylvana Villata de l’IEMM, à partir de l’automne 2008, l’Université Concordia s’associera à notre Institut à l’occasion de certains événements prestigieux comme la conférence du 25 septembre du professeur Jean-Yves Empereur, Cléopâtre et Alexandrie.

 Art et Gastronomie

D’autres activités inscrites à cette enseigne auront lieu en novembre 2008 à l’occasion de la série L’Olivier, arbre symbole et patrimoine de la Méditerranée. Dégustation d’huiles d’olive et service de vin. Exclusivement réservé à nos membres.

 

 

 

François Bouchot,  Portrait de Maria Malibran

Héroïnes tragiques ou comédiennes futées, la Femme dans l’Opéra italien

 Le 1er juin 2008, 19 heures, Centre « Leonardo da Vinci » - 19 heures, conférence de Richard Turp,  20h15,  récital d'airs d'Opéra avec les chanteurs de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Montréal.

 En co-production avec le Centre Leonardo Da Vinci et en collaboration avec l’Institut culturel italien et l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal

Figure emblématique du monde lyrique, la femme dans l’Opéra italien s’inscrit au cœur de l’incessante évolution stylistique et des nombreuses innovations musicales dont elle sera le témoin et la vedette.  Et si les noms et prénoms des héroïnes les plus célèbres seront associés aux interprètes féminines les plus applaudies c’est que se sont transmis, des unes aux autres, les éléments clef de l’esthétique et de l’idéologie des compositeurs qui les ont créées.  Gilda, (Rigoletto), Madame Butterfly, Desdemona, (Otello) Violetta (La Traviata) sont des héroïnes tragiques qui vivent leur destinée jusqu’à la mort.  De l’autre côté, Serpina, Rosina, Norina et d’autres se débrouillent par la ruse  pour arriver à leur fin.  

 Récital d’airs d’opéras tirés des œuvres les plus significatives pour illustrer le propos telles que La Serva Padrona (Pergolesi) Il Barbiere di Siviglia,  (Rossini) ou Don Pasquale (Donizetti) Rigoletto ,   I Pagliacci interprétés par les chanteurs de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal.

Billets : 30$ non membres ; 20$ membres, aînés ; 10$ étudiants

À VENIR EN 2008

RACONTER LA MÉDITERRANÉE

Cléopâtre et Alexandrie, dernières  découvertes sur le terrain. En partenariat avec l’Université  Concordia.

Le 25 septembre 2008, 19 heures, Théâtre D.B. Clarke, Université Concordia, 1455, de Maisonneuve Ouest, métro Guy-concordia, autobus 24. Conférence de M. Jean-Yves Empereur, archéologue, égyptologue, directeur au CNRS, président fondateur  du Centre d’études alexandrines.

Entrée : 20$ non membres, 10$ membres, aînés, étudiants

 Les  femmes de la Bible, le 15 octobre, 19 heures,Chapelle historique du Bon-Pasteur.  Conférence de M. Luis de Moura Sobral, PhD, professeur titulaire, chaire sur la culture portugaise de l’Université de Montréal.

Récital d’airs d’opéra à sujets bibliques, Samson et Dalila, Hérodiade, Nabucco, etc,  avec la participation de chanteurs de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal.  Entrée : 10$ non membres; 5$ membres, aînés, étudiants.

 
L’Olivier, arbre symbole, patrimoine de la Méditerranée

 

L’Olivier, une histoire millénaire,  le 30 octobre, 18 heures, Consulat général d’Algérie.  En co-production avec le Consulat général d’Algérie.

Dégustation d’huiles d’olive accompagnée d’un service de vin et concert de musiques algériennes.  Entrée libre. Exclusivement réservé aux membres

 L’Olivier et le Sacré en Grèce, le 12 novembre, 18 heures, Chapelle historique du Bon-Pasteur. En co-production avec le Consulat général de Grèce.

Conférence de M.  Jacques Bouchard, PhD, directeur du centre interuniversitaire des études néo-helléniques de Montréal, professeur à l’Université de Montréal.

Dégustation  d’huiles d’olive et concert de musiques et chants grecs traditionnels  avec Maria Diamantis, soprano, et Dimitris Ilias, ténor, accompagnés au bouzouki.

Entrée : 10$ non membres; 5$ membres, aînés, étudiants

 L’Olivier en Espagne, marqueur  de paysages, le 24 novembre, 18 heures
Chapelle historique du Bon-Pasteur.  En co-production avec le Consulat général d’Espagne.

 

Dégustation d’huiles d’olive accompagnée d’un service de vin et concert de musiques et chants flamenco. Entrée libre. Exclusivement réservé aux membres de l’IEMM.

 

 

 

 

                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 27 février 2008

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5e Anniversaire de fondation de l'IEMM 

Saison 2008-2009

 
RACONTER LA MÉDITERRANÉE

 

La Méditerranée des Femmes, 2e volet, 
l'Olivier, arbre symbole et patrimoine de la Méditerranée et
La méditerranée, au coeur du dialogue entre les civilisations
****************
 

 

Sur la piste de Cléopâtre
 la Cité perdue
,
dernières  découvertes sur le terrain

en partenariat avec l'Université Concordia et le Consulat général de Grèce
D.B. Clarke Theatre, Université Concordia,  
le
25 septembre 2008, 19 heures,


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La Mort de Cléopâtre – Reginald Arthur (1892 

Conférence de M. Jean-Yves Empereur, archéologue, égyptologue, directeur au CNRS, président fondateur du Centre d’études alexandrines

  Issue de la famille des Lagides qui gouvernent l’Égypte entre 51 et 30 a. C. Cléopâtre est la dernière de ses grandes reines.   Personnage entré dans la légende de son vivant, le tragique de sa  mort n’a fait que renforcer l’aura mythique qui l’entoure et qui, parfois, gêne les historiens dans une approche objective de cette souveraine.   Sans doute une des femmes les plus célèbres de l’Antiquité, Cléopâtre se faisait représenter comme pharaonne.  

Au cours de la conférence, l’amour de Cléopâtre pour son pays et surtout pour Alexandrie sa ville, ses réalisations et les dernières découvertes sur le terrain seront amplement illustrés et on abordera le projet de musée sous-marin en rade d’Alexandrie. 
Entrée: 20$  non membres; 5$ membres, aînés, étudiants

 

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Les femmes de la Bible, le 15 octobre, 19 heures,

Chapelle historique du Bon-Pasteur

 

La toilette d’Esther -  Théodore Chassériau

 

 Conférence de M. Luis de Moura Sobral, PhD, professeur titulaire, chaire sur la culture portugaise de l’Université de Montréal.et récital d’airs d’opéra à sujets bibliques, Samson et Dalila, Hérodiade, Nabucco, etc,.  avec la participation de Chad Louwerse et des chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal.

 Héroïnes, voyageuses, servantes, reines et amoureuses, les femmes de la Bible sont étroitement liées à l’histoire politique et religieuse de leur peuple.  Bien qu’elles semblent confinées dans l’ombre des protagonistes masculins, elles n’en jouent pas moins un rôle important.  La conférence sera  consacrée à ces femmes de la Bible vues à travers la riche iconographie qui les représente.  Elles ont une place de choix parmi les peintures d’autres femmes et racontent, à leur façon,  les histoires d’Ève et Marie, de Tamar, Ruth, Esther ou Judith. Entrée: 10$ non membres; 5$ membres, aînés, étudiants


Sur le bord des lèvres ces vers : Ni le voyagen’a commencé, ni la traversée n’a pris fin.

Les mots font s’embrasser deux rives d’un autre âgeLa  terre du milieu qui met fin aux confins,

Trace sur les eaux cavalières en partageLes voix et images

Des mille et un parfums, D’un nord en quête de son sud demeuré sage.
                                           Aymen Hacen (Tunis, le 12 mars 2005)

 

 L’Olivier, un arbre, une culture au  cœur de la Tunisie, le 8 octobre,  18 heures,Chapelle historique du Bon-Pasteur.  En co-production avec le Consulat de Tunisie

 L’arbre de mon climat à moi c’est l’olivier!... Il oppose une écorce fissurée  mais dense aux caprices d’un ciel qui passe en quelques jours des gelées d’un hiver furieux aux canicules sans tendresse.  À ce prix, il a traversé les siècles. Certains vieux troncs, comme les pierres du chemin, comme les galets de la rivière dont ils ont la dureté, sont aussi immémoriaux et impavides aux épisodes de l’histoire; ils ont vu naître, vivre et mourir, nos pères et les pères de nos pères…. (Mouloud Mammeri, Tunisie)  

 Présentation de  monsieur Sami Mokni, président de Aliments/ Imperial Foods. Dégustation d’huiles d’olive accompagnée d’un service de vin et concert de musiques tunisiennes.  Entrée libre. Exclusivement réservé aux membres.

 Tirage au sort de paniers gourmands.

 

 

 

   

L’Olivier, une histoire millénaire,  le 30 octobre, 18 heures,

Consulat général d’Algérie.   En co-production avec le Consulat général d’Algérie

 Il est dit de l’olivier qu’il a abrité les méditations d’Akhenaton, de Zoroastre, d’Abrahâm, de Jésus et de Mahomet, celles des Juifs Ben Shesher, Louria et Maïmonide, des Arabes Al- Hallaj,  Avicenne et Averroès, de Saint Augustin, Pétrarque et Dante Alighieri.  L’olivier nous a donné, le culte de la vie et l’amour des saveurs, le goût de ses perles noires et des parfums sublimes.   Ses racines ont accompagné les philosophies,  bercé les religions.  Des monts de Galilée aux plaines d’Andalousie, des vallées de l’Atlas aux collines de Toscane, des coteaux de Sicile aux garrigues de Provence, des méandres du Tigre à  l’embouchure du Tage, là où le soleil prodigue ses rayons, les oliveraies millénaires distillent le labeur des hommes.  .

Dégustation d’huiles d’olive et service de vin, concert de musiques algériennes. Exclusivement réservé aux membres de l'IEMM.

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 L’Olivier et le Sacré en Grèce, le 12 novembre, 18 heures,

Chapelle historique du Bon-Pasteur. En co-production avec le Consulat général de Grèce

  Conférence de M.  Jacques Bouchard, PhD, directeur du centre interuniversitaire des études néo-helléniques de Montréal, professeur à l’Université de Montréal

Il est un arbre
dont je n'entends pas dire
qu'ait germé son pareil [...];
arbre invaincu,
arbre qui renaît de lui-même [...],
il croît surtout en ce pays :
c'est l'olivier aux feuilles pâles,
nourricier des enfants.
Les chefs ennemis, jeunes ou vieux,
ne le détruiront jamais,
car l'œil toujours ouvert
de Zeus Morios veille sur lui
et Athéna aux yeux brillants

Sophocle, Ve siècle avant notre ère

En Grèce, l’olivier était consacré à Athéna et le premier olivier, né d’une querelle de la déesse avec Poséidon, était conservé comme un trésor derrière l’Erechteion sur l’Acropole d’Athènes.  À  la fois déesse de la fécondité et de la sagesse, vierge et protectrice des enfants, guerrière et inspiratrice des arts et des travaux de la paix, Athéna symbolise surtout la combativité spirituelle. C’est la déesse de l’équilibre intérieur, de la mesure en toutes choses.

Dégustation  d’huiles d’olive et concert de musiques et chants grecs traditionnels  avec Maria Diamantis, soprano, et Dimitris Ilias, ténor, accompagnés au bouzouki.
Entrée: 10$ non membres, 5$ membres, aînés, étudiants

 

 L’Olivier en Espagne, marqueur  de paysages, le 24 novembre, 18 heures

Chapelle historique du Bon-Pasteur.  En co-production avec le Consulat général d’Espagne                    

Arbre symbole de la Méditerranée, l'olivier  marque les paysages de la Mare Nostrum, nourrit son économie et sa civilisation.  Arbre sacré dans la mythologie comme dans les écritures saintes, symbole de vie et de prospérité, l'olivier défie le temps et l'espace. Porteur de mémoire, l'olivier a accompagné l'homme dans toutes les étapes de son histoire et de sa vie.   Marqueur du territoire, il a constitué un facteur important dans la dynamique paysagère rurale

Capitale arabo-chrétienne, Séville est une ville, marquée par les trois grandes civilisations méditerranéennes,  qui occupe un site de méandre lui permettant  de contrôler à la fois le fleuve et l’environnement rural.    Espace encore typiquement méditerranéen, l’espace rural sévillan se distingue par une  mer d’oliviers.  Ces oliveraies dont la fonction est davantage paysagère qu’utilitaire sont devenues un patrimoine naturel et un cadre de vie.

 Dégustation d’huiles d’olive et service de vin. Concert de musiques et chants flamencos. Exclusivement réservé aux membres de l'IEMM 



L’Olivier  en Italie, un arbre mythique aux fruits généreux

 En co-production avec la Délégation Commerciale  d’Italie

 

 Tu, placido e pallido ulivo,
non dare a noi nulla; ma resta!
ma cresci, sicuro e tardivo,
nel tempo che tace!
ma nutri il lumino soletto
che, dopo, ci brilli sul letto
dell'ultima pace!

Giovanni Pascoli

LE 17 DÉCEMBRE, 18 HEURES,   À L'OCCASION DU PARTY DE NOËL DE L'INSTITUT , À LA CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR                           

L’olivier donne à l’homme une leçon d’exigence et de vie. Des monts de Galilée aux plaines d’Andalousie, des vallées de l’Atlas aux collines de Toscane, des coteaux de Sicile aux garrigues de Provence, des méandres du Tigre à l’embouchure du Tage, là où le soleil prodigue ses rayons, les oliveraies millénaires distillent le labeur des hommes. 

Présentation de monsieur Robert Beauchemin

Dégustation d’huiles d’olive et service de vins, accompagnés de spécialités des régions italiennes. Billets : 20$ membres ; 30$ non membres; maximum 100 personnes

   Catherine et Marie de Médicis et leur contribution culturelle à la France

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 Portrait de Catherine de Médicis  - Sante  di Tito

 

 

 

                     

 

 

Le 10 février 2009, 19 heures, Chapelle historique du Bon-Pasteur.  En co-production avec l’Institut culturel italien

 Conférence .  Récital de madrigaux avec la participation de chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montreal.

 Fille de Laurent II de Médicis, duc d’Urbino, et de Madeleine de la Tour d’Auvergne, Catherine, née le 13 avril 1519, dans une famille qui avait bâti sa réussite dans le commerce et l’activité bancaire, épouse Henri II, roi de France.    Son intégration à la cour fut très difficile car la noblesse française ne tolérait pas ses origines italiennes et son statut social.  Elle sut compenser la fragilité de sa situation  par son intelligence, l’amabilité de sa conversation, sa vaste culture, sa connaissance des langues, des qualités et des talents qui furent célébrés par le poète Pierre Ronsard

Quelle dame a la pratique
De tant de mathématique?
Quelle princesse entend mieux
Du grand monde la peinture
Les chemins de la nature
Et la musique des cieux

Catherine de Médicis a lutté toute sa vie contre les guerres de religion et en faveur de la tolérance civile avec le  souci permanent de maintenir l’équilibre de l’état.   Aujourd’hui, son rôle est revu par les historiens.  Du point de vue culturel, elle favorisera, entre autres  choses, l’avènement de la Renaissance et de ses idées humanistes en France, sans compter le développement des arts et de la gastronomie.

  

mariedem-dicis.jpg   Marie de Médicis

 Longtemps victime de l’opinion défavorable de Sully, de Richelieu et de Michelet, la fortune de Marie de Médicis connaît aujourd’hui une véritable réhabilitation.  Marie de Médicis fut pleinement digne de son nom illustre. Grand mécène des arts, elle considérait qu’encourager tant la grande peinture que les arts décoratifs faisaient partie intégrante de l’exercice du pouvoir.
Entrée: 10$ non membres; 5$ membres. aînés, étudiants

 
La duchesse d’Albe et Goya
, le 10 mars, 19 heures

 

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La maja desnuda   - Francisco Goya y Lucientes

Chapelle historique du Bon-Pasteur, en co-production avec le Consulat général d’Espagne

Conférence de Luis de Moura Sobral, Phd, professeur titulaire, chaire sur la culture portugaise de  l’Université de Montréal.  Concert

Il y a plus de deux siècles, le 23 juillet 1802, s'éteignait, dans des circonstances mystérieuses, Maria Teresa del  Pilar Cayetana, treizième duchesse d'Albe. Célèbre pour ses amours passionnées et contestées avec le peintre Goya dont elle fut la muse et le scandaleux modèle pour La Maja desnuda, cette femme de la haute noblesse espagnole défraya la chronique de son époque par son anticonformisme, sa liberté de ton et d'allure, sa familiarité avec les gens du peuple, son mépris envers l'étiquette pesante de la Cour d'Espagne, une féministe avant l'heure à l'extraordinaire indépendance d'esprit et de moeurs.

 

Événement spécial à caractère international, en collaboration avec les universités.

 LA MÉDITERRANÉE AU CŒUR DU DIALOGUE ENTRE LES CIVILISATIONS

 

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 La Méditerrnée, Carte de Al-Idrissi

 « Marquée par une accélération de l’histoire de l’humanité, la communauté méditerranéenne, ressurgie d’un lointain  passé, s’interroge aujourd’hui…. pour savoir dans quelles conditions elle peut tisser des liens qui lui permettront de reconstruire son unité brisée par les vicissitudes du temps » * (M. Hadri)

Conférencier invité, monsieur Mohieddine Hadri PhD,  président du Centre d’études méditerranéennes et internationales, Tunis, professeur de sciences politiques et relations internationales, Université Manouba, Tunis.

Patrimoine culturel et dialogue de civilisations en Méditerranée : «  À l’heure où l’on assiste à l’éveil d’une conscience méditerranéenne, à la multiplication des initiatives pour instaurer un dialogue civilisationnel  méditerranéen et la création d’un nouvel espace de solidarité Nord-Sud,  le tourisme et le patrimoine culturels deviennent des facteurs déterminants de compréhension et de coexistence en Méditerranée. »* (M. Hadri)

  Droits de l’homme et dialogue interculturel, pour un nouvel humanisme méditerranéen :

« La Méditerranée, ….creuset de cultures, un espace ouvert et un trait d’union entre les peuples vivant sur ses rives….   Il faut par conséquence s’atteler à la construction de cet espace méditerranéen et amorcer ce dialogue en transcendant les différences et les particularismes, car la paix et la stabilité passent par le respect de la dignité et de la culture de l’autre. »* (M. Hadri)

 Autres thèmes

 -    La Méditerranée, espace global, mécanismes de crises socio-économiques et facteurs de stabilité Nord-Sud;

 -    La Méditerranée en quête d'un nouvel ordre régional de sécurité;

-    La Méditerranée et le nouvel ordre économique international;

-    La Méditerranée dans le cadre de nouvelles relations internationales;

-    La Méditerranée à l'aube du XXIe siècle, de la conférence de Barcelone à l'union méditerranéenne;

-    Patrimoine culturel et dialogue de civilisations en Méditerranée;

 -   La Méditerranée, un espace à développer.  Défis écologiques et développement durable.

  D'Ulysse  à Sindbad, imaginaires croisés Orient-Occident, le 31 mars, 19 heures, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur



 

Au-delà des principes et des valeurs universelles consacrées par l’Odyssée, tels que le voyage, le sens de l’aventure et de la découverte, le dialogue avec l’autre, l’amour de la patrie, qui demeurent un héritage gréco-latin, donc européen et occidental,  le conférencier  situera le chef-d’œuvre d’Homère dans la trajectoire des autres mythes méditerranéens et notamment des mythes venus de cet Orient millénaire que ce soit à l’époque antique ou arabo-islamique.

 

 

 








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Servante de Harem
 - Jean Léon Gérôme
 

 

 

Harems, l’Orient et l’amour,  le 21 avril, 19 heures,

Chapelle historique du Bon-Pasteur, en co-production avec le Consulat   général d’Algérie

Conférence de Melek Chebel, PhD, suivie d’un récital d’extraits de L’enlèvement au sérail, avec la participation de chanteurs de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal.  En co-production avec le Consulat général d’Algérie.

 Rêvant de fêtes resplendissantes, de parfums exotiques et de luxe effréné, l’imagination féconde des Occidentaux a été fascinée, depuis le XVIIIe siècle, par le harem, les sérails orientaux. À cette époque, les femmes du harem recevaient une excellente éducation musicale, mais aussi littéraire, philosophique et scientifique. Elles n’étaient pas seulement un objet de désir, elles jouaient un rôle majeur dans l’évolution dynastique du sultanat,  elles étaient aussi extrêmement cultivées et n’ignoraient rien de la culture de l’Europe chrétienne. En Occident par contre, on ignorait totalement la vie du harem. Cette ignorance totale du monde du sérail, de ses règles, de son organisation interne est à l’origine d’une multitude d’histoires et de mythes.

Entrée exceptionnellement: 15$ non membres; 10$ membres, aînés, étudiants.

Les grandes voix lyriques du XXe siècle, le 4 juin, (?) 19 heures, en co-production avec le Centre Leonardo da Vinci

 

 

 

Conférence de M.  Richard Turp, président-directeur général de la Société musicale André-Turp et récital des plus beaux airs d’opéra interprétés par les chanteurs de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal.

 

Née en 1874 à Viterbo, près de Rome, Lina Cavalieri  est un des sopranos italiens les plus célèbres de la première moitié du XXe siècle.  Reconnue autant pour sa grande beauté que pour ses qualités vocales, elle fait ses débuts à l’opéra au Portugal, plus exactement à Lisbonne  en 1900.   Madame Cavalieri connut un très grand succès en Europe et en Amérique  pour ses interprétations féminines des opéras italiens et français.

 

Reconnue autant pour sa grande beauté et son tempérament de feu que pour sa voix, elle chantera au Metropolitan Opera, entre autres avec Enrico Caruso, et au  Oscar Hammerstein's Manhattan Opera Company . Elle meurt  en 1944 lors des bombardements de Florence.

 

Entrée: 30 non members; 20$ members, aînés, étudiants

 

 

 

 

 

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Vendredi 15 février 2008

Compte-rendu du Troisième Concert Annuel de la  «  Société Vocale Internationale Josef Traxel  »

Samedi 3 Novembre, 2007, Chapelle Historique du Bon Pasteur, Montréal :

Récital de Début de Marianne LAMBERT, Soprano colorature, et Martin DUBÉ, piano.

 

 

Avec une salle remplie à capacité, le 3ème concert Annuel de la « Société Vocale Internationale Josef Traxel », une association philanthropique principalement dédiée à encourager les débuts et échanges internationaux de jeunes artistes lyriques, a véritablement comblé les auditeurs grâce à une prestation vocale toute en nuances de la jeune soprano colorature Marianne LAMBERT, membre de l`Atelier Lyrique de l`Opéra de Montréal et artiste parrainée 2007 de la SVIJT, accompagnée de l`excellent pianiste Martin DUBÉ, à la réputation de “coach“ lyrique déjà bien établie. Pour son premier récital formel dans le cadre chaleureux et intime de la Chapelle Historique du Bon Pasteur, Marianne Lambert, dans une élégante robe noire à jupe bouillonnée avec bustier carmin, avait choisi un programme éclectique et varié, alliant en première partie des Lieders romantiques de Grieg en langue allemande, des mélodies de  Debussy et de Poulenc, pour terminer sur un remarquable Air des Clochettes de Lakmé ( Delibes ) exécuté avec grande sensibilité et clarté vocale, ceci malgré une récente grippe à peine guérie. En deuxième partie, après deux émouvants Lieder de Schubert, on retrouvait l`exotisme de l`Inde avec quatre très beaux poèmes hindous peu connus mais fort évocateurs de Maurice Delage, suivis du fameux  “ Caro Nome  de Rigoletto ( Verdi ) et d`un air de Linda di Chamounix ( Donizetti ), tous deux interprétés avec beaucoup d`expressivité et de brio. En rappel, elle offrait de façon tout à fait appropriée l`air «  Salut à la France  » de la Fille du Régiment ( Donizetti ), ce qui ne pouvait laisser insensible Mr Gérard Serre, Consul Général de France à Montréal, donateur du vin d`honneur. Tous les commentaires du public reflétaient la plus grande satisfaction et soulignaient en particulier la belle présence scénique et la fluidité vocale de cette jeune artiste certainement promise à un bel avenir professionnel. La “ Société Vocale Internationale Josef Traxel “ lui remettait d`ailleurs un chèque de $ 1,500 à titre de “ Bourse de Voyage Josef Traxel “ pour  se perfectionner et participer à des concours de chant en Europe, sous l`inspiration du grand ténor allemand disparu en 1975,  dont cette société s’applique à perpétuer l`héritage artistique et pédagogique.

 

 

Dr. Gérard MOHR ,   4 Nov. 2007, Montréal

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Lundi 2 juillet 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROGRAMME DE LA SAISON 2007-2008

  LA MÉDITERRANÉE DES FEMMES

 

 

 

 

 

Eugène Delacroix. Femmes d'Alger

 Depuis des millénaires, les civilisations s’observent, circulent, s’influencent donnant naissance à de nouvelles civilisations qui se définissent par leurs spécificités respectives et qui s’insèrent dans une continuité de surface.  Autour de la Méditerranée , tout au long de l’Histoire, les peuples ont échangé expériences culturelles, savoirs,  valeurs et biens par l’intermédiaire de l’art, du commerce,  de la circulation et des migrations. Avant 1492, la mer du milieu a été le vecteur le plus important de ces échanges et de ces migrations.  La Méditerranée des Femmes est un projet transversal et interdisciplinaire qui  met en perspective  le rôle, la contribution et  l’importance de la femme pour la transmission des valeurs et des traditions, celle des civilisations et des cultures entre les pays méditerranéens en soulignant, dans le développement du projet, comment et pourquoi la culture masculine dominante a le plus souvent été un facteur discriminant ou même carrément ostracisant.    Les portraits de toutes ces Femmes méditerranéennes  visent également à susciter des questionnements, entre autres choses,  sur la pérennité des grandes figures légendaires féminines dans notre imaginaire collectif, sur le pouvoir réel des souveraines, sur  le statut et la condition des femmes conteuses, poétesses, et  artistes, peintres, compositrices ou écrivaines,  avant  le  XXe siècle.  Des interrogations qui aujourd’hui sont toujours d’actualité et n’ont donc rien perdu de leur pertinence.

 

 

  Comme dans les activités précédentes  inscrites aux programmes des saisons 2005-2006 et 2006-2007, ce projet et ses composantes se veulent des moteurs d’échanges entre femmes et hommes de haut savoir, de disciplines diverses, (études anciennes et modernes, histoire, histoire de la culture immatérielle et de la société, littérature, histoire de l’art, études féminines, ethnologie), des artistes montréalais, toutes origines confondues, et  notre public formé autant de jeunes que d’adultes intéressés à approfondir leurs connaissances et à partager des moments de plaisir  au cours desquels  SAVOIR et CULTURE  se fondent en un tout harmonieux.    Cette année, les activités échelonnées de septembre 2007 à juin 2008  qui, comme d’habitude, se dérouleront en deux parties, une conférence suivie d’un concert, porteront sur  les  sujets suivants :

 

  

 

 

 

 

(hors thème)  Byzance et le Monde Slave,

11 septembre 2007, 19 heures, Gesù, Centre de Créativité

 Conférence de Serge A. Marcoux PhD,  ancien ambassadeur du Canada en Bosnie-Herzégovine 

 

 

 Les relations qu’entretiendra Byzance avec les peuples  slaves qui l’entouraient s’inscrivent dans le cadre plus large des relations entre l’empire byzantin et l’empire  romain d’Occident reconstitué par Charlemagne en l’an 800, empire où les conflits entre le pape et l’empereur auront de graves conséquences pour tous les peuples slaves. Dans ce contexte, les Slaves occidentaux (Polonais,  Tchèques, Moraves, Croates) en dépit des nombreuses tentatives faites par Byzance notamment pendant la période d’action missionnaire des saints Cyrille et Méthode, se rangeront assez tôt du côté de l’Occident, adopteront l’écriture latine et la religion catholique romaine.  Les Slaves méridionaux (Bulgares, Serbes, Macédoniens) utiliseront à leur profit l’antagonisme entre Rome et Constantinople, entre le pape et l’Empereur du Saint Empire romain, pour promouvoir leur propre autonomie.   S’ils adopteront l’écriture cyrillique et l’orthodoxie, ils refuseront de se soumettre au pouvoir politique de Constantinople et proclameront leurs Églises autocéphales.  Les Slaves orientaux (Russes, Ukrainiens) pour leur part apporteront un appui inconditionnel au principe autocratique du pouvoir politique et orthodoxe de l’Église de sorte que, lorsque Byzance tombera aux mains des Turcs, Moscou reprendra le flambeau et deviendra la troisième Rome. C’est pourquoi l’aigle à deux têtes de Byzance, symbole de l’empire romain dans ses deux composantes, occidentale et orientale, flotte encore aujourd’hui sur le Kremlin.

 Concert de musiques slaves avec la participation de la basse profonde Wolodymyr Mota

 

 

 

 

                                                                                          

 Prophétesses et magiciennes, MÉDÉE   9 octobre 2007, 19 heures, Chapelle historique du Bon-Pasteur , conférence de monsieur Jacques Bouchard, directeur du Centre interuniversitaire d’études néo-helléniques de  Montréal.  En co-production avec le consulat général de Grèce

 Cette activité permet d’aborder les grandes figures féminines de la mythologie et de la littérature grecques comme Cassandre, Circé ou Médée qui donneront naissance par la suite à un motif bien récurrent, celui de la sorcière. Bien que les découvertes archéologiques attestent que les incantations, charmes et envoûtements sont surtout utilisés par les hommes, c’est  leur contrepartie féminine, la figure de la sorcière, qui a traversé les siècles avec toutes les connotations négatives qui s’y rattachent.   Il est inutile de rappeler ici le contexte social de la Grèce , un monde phallocrate qui rejetait les femmes  dans le gynécée. Aussi, l’image de la femme léguée à l’Occident  sera essentiellement un produit masculin.  Les Grecs idéaliseront uniquement celles qui, dans leur esprit, ne devaient pas être vouées à la  reproduction, sous forme de déesses, de nymphes, de prêtresses.  Et si Médée en arrive à une folie meurtrière c’est pour se venger du joug que l’homme lui impose et qui est celui d’une société patriarcale.

  La conférence sera suivie d’un concert de musiques et chants  grecs anciens et modernes  interprétés par Maria Diamantis, soprano, et Dimitris Ilias, ténor.  Au piano

 

 

 

 

                                                                                               

 

 

  Hatchepsout, reine et roi d'Égypte

 Le 30 octobre, 19 heures,Chapelle historique du Bon-Pasteur.  Conférence de Patrizia Piacentini, PhD, archéologue et égyptologue professeure à l’Université de Milan.

 En co-production avec l’Institut culturel italien.

 Hatshepsout, Reine et Roi d’Égypte

 

 

Quelques femmes ont joué un rôle politique important en Égypte, certaines ont agi comme souveraines, mais une seule a gouverné pendant une longue période et a même été représentée comme un homme : Maatkare Hatshepsout, la “femme-pharaon”.

 

 

Depuis sa redécouverte, il y a environ un siècle, cette figure controversée a provoqué les réactions positives ou négatives des historiens, qui ont vu en elle soit une reine pacifique et brillante, soit l’usurpatrice impitoyable de son neveu et beau-fils Thoutmosis III.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

27 novembre 2007, 19 heures, Gesù, Centre de créativité.  Conférence de Redouane Hamza, PhD.  Co-production avec le Consulat général d’Algérie.

Après une présentation du site, de son contexte géographique, et des lieux historiques qui le compose, le conférencier  parlera de la Casbah à partir de portraits d’hommes et de femmes qui ont fait de cette cité un lieu ancré dans l’imaginaire collectif non seulement de tous les Algériens amis aussi des Occidentaux.   La Casbah d’Alger est aussi présente dans l’imaginaire de ceux qui ne l’ont jamais connue : « Take me to the Casbah » est une expression qui ne laisse aucun américain indifférent, elle évoque le mystère, la sensualité et son origine remonte à un film ‘Pépé le moko’ tourné en 1937 et repris par John Cromwell en 1938 dans ‘Algiers’ ou la Casbah est imaginée par un Eurocentrisme en décrépitude.   L’histoire de la Casbah d’Alger est étroitement lié avec celle de l’Algérie car la Casbah a été au cœur des événements de la guerre de libération.  La bataille d’Alger et les manifestations du 11 Décembre 1961 ont été des facteurs déterminants pour la liberté du peuple Algérien.  Ici encore des hommes et des femmes de la Casbah ont porté et concrétisé  l’idée d’émancipation du peuple Algérien vers son ultime destinée : la Liberté.    On soulignera la contribution de ses hommes et femmes et on tentera de les faire parler. Enfin la Casbah a été un lieu de rencontre, ou les cultures se sont croisées et se sont côtoyées dans le respect, la tolérance et l’ouverture d’esprit.  Un espace de vie unique en son temps. 

 En concert, Djamel Lahlou et ses musiciens pour un interlude de musique algéroise classique.

   

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 Les conteuses, Shéhérazade et ses soeurs,   May Telmissany , PhD, Université de Montréal

 Les contes des Mille et Une Nuits constituent fort probablement les textes de la littérature arabe qui sont les mieux connus et les mieux ancrés dans l’imaginaire collectif du monde occidental. Si l’essentiel des contes est d’origine arabe, les influences sont nombreuses au gré des inspirations venues de Grèce, d’Égypte, de Perse ou des Indes. On y retrouve surtout l’apport des conteurs arabes du VIIIe siècle.  Les villes où se déroule principalement l’action, Bagdad, le Caire, Bassora, Damas, les souks, les marchands et les références à des personnages connus, poètes, califes, savants, attestent ces origines. Shéhérazade, « la tisserande des mots » réussit, par son intelligence, à éveiller la curiosité du sultan, à calmer sa colère, à apaiser sa violence.  Le thème illustrera comment cette  captive parmi les captives réussira, grâce à des pratiques inventées liées au  pouvoir des mots, à mettre en œuvre des stratégies de liberté, à devenir une égérie, une femme d’influence.

 Concert :  piano à quatre mains  Shéhérazade de Rimsky-Korsakov

Femmes peintres des XVIe et XVIIe siècles,  Artemisia Gentileschi (1593-1652

 Mardi 11 mars  2008, 19 heures, Chapelle historique du Bon-Pasteur  - Conférence de Luis de Moura Sobral, PhD, professeur titulaire d’histoire de l’art, Université de Montréal. 

 En co-production avec l’Institut culturel italien                      

 Alors que l’accès à l’enseignement des Beaux-Arts, demeuré exclusivement masculin, lui est interdit, Artemisia Gentileschi s’impose par son art à une époque où les femmes peintres n’étaient pas acceptées.  Elle est également la première femme à peindre des sujets historiques et religieux à une époque où ces thèmes héroïques étaient réservés aux artistes hommes et considérés hors de la portée d’un esprit féminin.

 Pour célébrer la Journée de la Femme .  Concert de musiques baroques avec l'Atelier de musique baroque de l'Université de Montréal                                           

     

                                                                                                                     

  



                                                                                                                                            
Artemisia  Gentileschi - Autoportrait
                                                                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Isabelle la Catholique et la « Reconquista »,  mardi 8 avril 2008, 19 heures, Chapelle historique du Bon-Pasteur .   Conférence de Claude Sutto, PhD, professeur émérite, département d’histoire, Université de Montréal.   En co-production avec le Consulat général d’Espagne

  Le règne d’Isabelle la Catholique est marqué par l’Inquisition, la « Reconquista » et la découverte de l’Amérique.   La conférence portera sur le pouvoir réel de la grande souveraine, les conséquences de l’Inquisition, la grande diaspora qui a privé l’Espagne d’une « intelligentsia » importante, et enfin sur la découverte de l’Amérique.

  Concert : guitare et voix avec la participation exceptionnelle de Antonio Figueroa, ténor .  À la guitare, Thierry Bégin Lamontagne

 Poétesses venues d’ailleurs, 5 mai 2008, 19 heures, Chapelle historique du Bon-Pasteur

Pleins feux sur Mona Latif-Ghattas, poétesse montréalaise d’origine égyptienne.   Récital de poésie et musique  Le Livre ailé. Récitante Mona Latif-Ghattas, au piano Janie Caron

  

 

 

 

 

 

  Concert : guitare et voix avec la participation exceptionnelle de Antonio Figueroa, ténor .  À la guitare, Thierry Bégin Lamontagne

 Poétesses venues d’ailleurs, 5 mai 2008, 19 heures, Chapelle historique du Bon-Pasteur

Pleins feux sur Mona Latif-Ghattas, poétesse montréalaise d’origine égyptienne.   Récital de poésie et musique  Le Livre ailé. Récitante Mona Latif-Ghattas, au piano Janie Caron

  

 

 

 

 

  Concert : guitare et voix avec la participation exceptionnelle de Antonio Figueroa, ténor .  À la guitare, Thierry Bégin Lamontagne

 Poétesses venues d’ailleurs, 5 mai 2008, 19 heures, Chapelle historique du Bon-Pasteur

Pleins feux sur Mona Latif-Ghattas, poétesse montréalaise d’origine égyptienne.   Récital de poésie et musique  Le Livre ailé. Récitante Mona Latif-Ghattas, au piano Janie Caron

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Héroïnes tragiques ou comédiennes futées, la Femme dans l’Opéra italien

                                                            François Bouchot,  Portrait de Maria Malibran

 Le 1er juin 2008, 19 heures, Centre « Leonardo da Vinci » - Conférence de Richard Turp. À 20h15, récital d'airs d'Opéras avec les chanteurs de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal.

 En co-production avec le Centre Leonardo Da Vinci et en collaboration avec l’Institut culturel italien

 Aïda, Tosca, Adrienne Lecouvreur, sont des héroïnes tragiques qui vivent leur destinée jusqu’à la mort.  De l’autre côté, Rosina, Norina et d’autres se débrouillent par la ruse  pour arriver à leur fin.  Récital d’airs d’opéras tirés des œuvres les plus significatives pour illustrer le propos telles que Il Barbiere di Seviglia,  Elisir d’Amore  ou Don Pasquale , Tosca, Adrienne Lecouvreur, Aïda , Madame Butterfly interprétés par les chanteurs de l’Atelier L:yrique de l’Opéra de Montréal .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concert de musiques de Chopin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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